Kiko fait trembler les enseignes traditionnelles de cosmétique

Présent sur le marché français depuis 3 ans, Kiko dépassera le cap des 150 boutiques début 2015. Positionné sur le registre du make-up accessible, il joue sur les codes du luxe (Shu Uemera, M.A.C, Make-up for ever) et se bat sur les prix de Réserve Naturelle ou de l’enseigne italo-turque Flormar.

Kiko

Kiko est une marque italienne fondée par le groupe Percassi en 1997. Elle commercialise des produits cosmétiques en marque propre, avec une gamme étendue et variée, à des prix 30 % moins cher que les spécialistes du secteur.

Comme Primark dans l’univers de la mode ou Héma dans l’univers de l’accessoire et de la déco, le modèle repose sur du design à petit prix, des emplacements n°1 et une absence d’achat d’espace publicitaire. La cible est plutôt jeune et urbaine.

Le phénomène Kiko inquiète les leaders de la distribution (Séphora en tête). Nocibé a lancé Bellista by Nocibé en réponse au développement de Kiko. Et le groupe Beaumanoir, spécialiste de la mode avec ses enseignes Cache-Cache, Bonobo, Bréal, Scottage, Morgan ou La City, semble décidé aussi à développer des espaces de cosmétique à l’enseigne Flormar dont il détient la master franchise pour le territoire français. De quoi donner un coup de jeune au marché du maquillage.

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Loïk LHERBIER

Diplômé de l’ESSEC, avec une formation complémentaire à l’INSEAD, Loïk Lherbier a d’abord exercé pendant 12 ans chez Renault-Nissan dans différentes responsabilités marketing et commerciales (études clientèles, positionnement de nouveaux produits, prospective commerciale). Passé ensuite en agences de communication et cabinets de conseil (BETC, Havas, Médiamétrie), il accompagne les marques dans leur positionnement et leur stratégie de communication. Depuis 2020, il anime le Cercle du branding.